Faire la paix avec sa mère pour devenir pleinement soi

« Je m’étais jurée que je ne serais jamais comme ma mère… et pourtant, aujourd’hui, je me surprends à faire comme elle. »

Peut-être avez-vous déjà eu cette pensée ?

Peut-être vous êtes-vous entendue prononcer une phrase qu’elle disait autrefois. Peut-être avez-vous reconnu dans l’une de vos réactions, dans votre façon d’aimer, de vous inquiéter, de vous sacrifier ou d’élever vos propres enfants quelque chose qui vous a immédiatement ramenée à elle.

Et pourtant, vous aviez tellement voulu faire autrement. Il est fascinant de voir comment la relation Mère fille influence nos comportements au quotidien.

Pour certaines d’entre vous, la relation avec votre mère est douce, complice et soutenante. Pour d’autres, elle est plus complexe. Elle peut être traversée par la colère, l’incompréhension, la culpabilité, la distance ou une sensation de ne jamais avoir véritablement trouvé votre place auprès d’elle.

Peut-être pensez-vous encore : « Ma mère m’a empêchée de vivre », « elle ne m’a jamais vraiment aimée », « je ne me suis jamais sentie désirée », ou simplement : « nous ne parvenons pas à nous comprendre ».

Votre mère peut aussi avoir été absente. Vous pouvez l’avoir peu connue, ne jamais l’avoir connue ou l’avoir perdue depuis longtemps.

Quelle que soit votre histoire, ce lien laisse une empreinte. Parce que la relation mère-fille ne parle pas seulement de votre mère. Elle parle aussi de la femme que vous êtes devenue.

Autant de phrases, autant d’histoires que de femmes que j’accueille au sein de mon cabinet. Il n’existe pas une relation mère-fille, mais une multitude de relations.

Ne faisant pas de lien avec la nature de leur relation à leur mère, ces femmes expriment avant tout leur besoin de retrouver leur liberté d’être et de penser, de se reconnecter à l’essence même de la femme sacrée et sauvage qui les habite et qui définit leur authenticité.

Femme devant un miroir observant l’héritage transmis par sa mère. LibertéVies
Nous pouvons vouloir profondément être différentes de notre mère et retrouver pourtant en nous certains de ses gestes, réactions ou façons d’être. LibertéVies Coach Thérapeute

Vous aviez décidé de ne pas lui ressembler

Lorsque vous étiez petite fille, puis adolescente, vous avez observé votre mère.

Vous avez reçu certaines choses d’elle. Vous en avez aimé certaines. Vous en avez rejeté d’autres.

Et vous vous êtes construite avec tout cela.

Avec ce qu’elle vous a transmis, mais aussi avec ce que vous auriez aimé recevoir et qui vous a peut-être manqué.

Alors vous avez pu prendre intérieurement certaines décisions.

« Moi, je ne ferai jamais ça. »

« Je ne serai jamais comme elle. »

« Avec mes enfants, ce sera différent. »

Puis la vie avance. Vous devenez femme. Peut-être mère à votre tour.

Et parfois, au détour d’une situation, quelque chose vous surprend. Une attitude familière apparaît. Une réaction presque automatique. Une façon de parler ou de vous comporter que vous aviez pourtant profondément rejetée.

Vous vous demandez alors :

Pourquoi est-ce que je reproduis quelque chose que j’avais pourtant décidé de ne jamais reproduire ?

Parce qu’il existe une différence entre décider avec votre tête et transformer ce qui s’est inscrit beaucoup plus profondément en vous.

Femme faisant la paix intérieurement avec sa relation à sa mère
L’apaisement ne passe pas toujours par la réconciliation. Il peut d’abord devenir un chemin intérieur. LibertéVies Coach Thérapeute

Être en paix avec sa mère ne veut pas forcément dire en être libérée.

Beaucoup de petites filles devenues femmes se sont déjà fait cette promesse. Nous observons notre mère. Nous aimons certaines choses chez elle. Nous en rejetons d’autres.

Et nous nous construisons aussi à partir de ce que nous avons reçu… ou de ce que nous aurions aimé recevoir.

Puis un jour, une situation survient avec nos enfants, dans notre couple, dans notre façon de travailler, dans notre manière de nous sacrifier, de culpabiliser, de nous inquiéter, de vouloir tout contrôler ou, au contraire, de ne pas oser prendre notre place.

Et nous nous entendons prononcer une phrase familière, une phrase qu’elle disait. Nous nous surprenons à avoir la même attitude. Et parfois même une façon d’être que nous pensions pourtant avoir rejetée depuis longtemps.

Alors une question apparaît :

Pourquoi est-ce que je reproduis ce que je ne voulais surtout pas reproduire ?

Parce que décider consciemment d’être différente ne suffit pas toujours à nous libérer de ce que nous avons intégré beaucoup plus profondément depuis l’enfance.

Faire la paix avec sa mère ne signifie pas forcément être libérée de ce qui s’est construit dans cette relation.

Vous pouvez ne plus être en conflit avec elle. Vous pouvez avoir compris son histoire, accepté certaines choses, pris de la distance ou même avoir aujourd’hui une relation apaisée avec elle.

Et pourtant, cela ne signifie pas que vous êtes totalement libérée de son regard, de ses attentes, de ce que vous avez vécu auprès d’elle ou de ce que vous avez profondément intégré depuis l’enfance.

Cette distinction est essentielle.

Nombreuses sont les femmes qui se mettent une pression inconsciente depuis des années, alors qu’elles se pensaient libres. Lors des séances, elles découvrent que leur choix de vie et leur mal-être prenaient leur source dans le fait qu’elles n’étaient pas alignées à leur nature profonde, mais bien conditionnées par une loyauté inconsciente à leur mère et bien plus.

Faire la paix avec sa mère ne signifie pas nécessairement avoir une relation harmonieuse avec elle.

Cela ne signifie pas nier ce que vous avez vécu. Et cela ne signifie certainement pas accepter des comportements qui vous font du mal.

Faire la paix avec sa mère est avant tout un chemin intérieur d’humilité pour vous reconnecter à votre véritable identité.

Un chemin qui peut vous permettre de ne plus attendre indéfiniment qu’elle change.

Et peut-être surtout de ne plus laisser cette relation décider silencieusement de la femme que vous avez le droit de devenir.

Et si faire exactement l’inverse était encore une manière de rester liée à elle ?

Une fille se construit d’abord dans le regard de ses parents. Puis vient progressivement le temps de la différenciation, celui où elle commence à découvrir qui elle est, ce qu’elle aime, ce qu’elle veut et la femme qu’elle souhaite devenir.

Mais devenir différente de sa mère peut parfois être beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît.

Certaines femmes reproduisent son histoire. D’autres passent leur vie à faire exactement l’inverse.

Cela peut sembler très différent. Pourtant, dans les deux situations, votre vie peut encore rester organisée autour d’elle, de ce qu’elle a été, de ce qu’elle a fait ou de ce que vous avez voulu ne surtout pas reproduire.

Faire systématiquement le contraire de sa mère reste encore une façon de vivre en fonction de sa mère.

La véritable liberté apparaît peut-être lorsque vous pouvez enfin choisir ce qui vous correspond profondément, sans avoir besoin ni de lui ressembler, ni de vous opposer à elle.

Lorsque vos choix ne se construisent plus à partir d’elle, mais véritablement à partir de vous.

Trois générations de femmes illustrant la lignée féminine et la transmission transgénérationnelle LibertéVies
Derrière votre mère se trouvent d’autres femmes, d’autres histoires et parfois des loyautés invisibles transmises de génération en génération.LibertéVies Coach Thérapeute LibertéVies

Derrière votre mère, il y a aussi toute une lignée de femmes

Lorsque vous regardez votre mère uniquement comme « votre mère », il manque parfois une partie de l’histoire.

Elle aussi a été une petite fille.

Elle a eu une mère. Elle a grandi dans une famille. Elle a reçu certaines croyances sur ce qu’une femme devait être, sur ce qu’elle avait le droit de vouloir, sur l’amour, le couple, la maternité, l’argent, le sacrifice ou la liberté.

Et sa mère avait elle aussi reçu une histoire.

Lorsque vous commencez à regarder votre lignée féminine, certains échos peuvent apparaître.

Une façon de toujours devoir être forte. Une difficulté à demander de l’aide. Une tendance à s’oublier pour prendre soin des autres. La peur de manquer. La difficulté à prendre sa place. Une certaine façon de vivre les relations amoureuses ou de porter seule beaucoup trop de choses.

Il ne s’agit pas de conclure que tout vient de vos ancêtres.

Il s’agit plutôt d’ouvrir une autre question :

Est-ce que tout ce que je porte aujourd’hui m’appartient réellement et de quoi dois-je me libérer ?

C’est ici que le travail transgénérationnel et les constellations familiales peuvent apporter un autre regard.

Ils permettent notamment d’observer les places, les répétitions et certaines loyautés invisibles qui peuvent continuer à agir bien après que les événements qui les ont créées ont disparu.

Comprendre votre histoire ne consiste pas à accuser les femmes qui vous ont précédée.

Il s’agit de pouvoir reconnaître, mettre en lumière ce qu’elles ont vécu sans être obligée de continuer à le vivre à leur place.

Votre corps, lui aussi, a quelque chose à raconter

Vous pouvez avoir parfaitement compris votre histoire.

Vous pouvez avoir analysé votre enfance, compris les limites de votre mère et mis des mots sur beaucoup de choses.

Et pourtant, certaines situations continuent à provoquer en vous des réactions particulièrement fortes.

Votre gorge se serre. Votre ventre se noue. Votre respiration change. Votre corps se tend avant même que vous ayez compris ce qui vient de se passer.

C’est pour cela que, dans mon approche, je ne travaille jamais uniquement avec le mental. Votre corps a lui aussi construit des réponses, des protections et des habitudes.

Mon approche de libération psycho-corporelle offre une autre voie pour rencontrer ce qui ne se transforme pas toujours uniquement parce que vous l’avez compris intellectuellement.

Il ne s’agit plus seulement de raconter votre histoire.

Il s’agit aussi d’écouter les mémoires silencieuses comment elles continuent à vivre en vous, malgré vous. Et de libérer votre corps de ces mémoires émotionnelles, de ces blessures refoulées depuis votre plus tendre enfance, voire votre vie intra-utérine.

Femme explorant les croyances héritées de sa relation mère-fille. Libertévies
Nos premières relations peuvent façonner des croyances profondes sur l’amour, la valeur, les limites et la place que nous nous autorisons à prendre. LibertéVies

Ce que votre relation avec votre mère a pu vous apprendre sur vous-même

Certaines expériences vécues dans la relation mère-fille peuvent devenir des croyances très profondes. Vous avez peut-être appris qu’il fallait être parfaite pour être aimée. Que vos besoins passaient après ceux des autres. Que dire non risquait de provoquer un conflit ou un retrait d’amour. Ou que vous n’étiez jamais tout à fait assez.

Ces croyances peuvent ensuite traverser bien d’autres domaines de votre vie sans que vous fassiez immédiatement le lien avec votre histoire.

Elles peuvent apparaître dans votre couple, dans votre rapport à vos enfants, dans votre façon de travailler, de poser vos limites, de recevoir ou simplement de prendre votre place.

C’est ici que accompagnement de Coaching 5D et le travail émotionnel viennent compléter le regard.

Non pas pour chercher encore davantage d’explications.

Mais pour vous permettre de repérer ce qui continue à orienter vos choix aujourd’hui et retrouver davantage de liberté.

C’est aussi la raison pour laquelle mon accompagnement est global.

Votre histoire ne se situe pas uniquement dans votre tête.

Elle s’exprime à travers votre corps, vos émotions, vos croyances, votre énergie, vos relations et parfois dans quelque chose de bien plus ancien que vous.

Relation mère-fille entre une mère et sa fille adolescente. LibertvéVies
Devenir mère peut réveiller la petite fille que vous avez été et faire réapparaître une partie de votre propre histoire. LibertéVies Coach Thérapeute LibertéVies

Lorsque vous devenez mère à votre tour

Votre propre fille à travers son tempérament, ses réactions, peut devenir un miroir particulièrement puissant. Sa vulnérabilité, son insolence, peut faire resurgir vos propres blessures.

Et parfois, vous pouvez vous surprendre à reproduire avec elle précisément ce que vous aviez tant reproché à votre mère.

À l’inverse, vous pouvez vouloir lui donner tellement de ce qui vous a manqué que vous risquez d’oublier qu’elle n’est pas la petite fille que vous avez été.

Elle n’est pas là pour réparer votre histoire. Elle a la sienne. C’est aussi là que le travail autour de l’enfant intérieur prend tout son sens.

Votre enfant intérieur ne disparaît pas lorsque vous devenez adulte ou lorsque vous devenez mère.

Il peut continuer à se manifester dans vos relations, dans vos peurs, dans vos attentes et parfois dans la manière dont vous réagissez avec vos propres enfants.

Prendre soin de cette partie de vous peut alors permettre de regarder votre fille autrement. Non plus depuis la petite fille blessée que vous avez été, mais depuis la femme que vous êtes devenue.

Trouver votre place sans demander à votre mère de changer la sienne

Pouvoir vous regarder nous-mêmes autrement que comme « sa fille ».

Devenir la femme que vous êtes aujourd’hui, sans continuer non plus à vivre prisonnière de ce lien.

Car être en paix avec sa mère n’est peut-être pas une question de proximité.

C’est peut-être parvenir à sentir intérieurement :

« Tu es ma mère. Tu fais partie de mon histoire. Mais ma vie m’appartient. »

Et pour une mère, peut-être arriver un jour à regarder sa fille et penser :

« Tu es ma fille. Je t’ai transmis une partie de mon histoire, mais tu es libre d’écrire la tienne. »

Si cet article raisonne en vous je vous propose des séances individuelles en cabinet et en Visio. 

Et si vous alliez regarder un peu plus loin ?

Peut-être que certaines lignes de cet article ont fait écho à votre propre histoire.

Peut-être avez-vous reconnu une réaction, une blessure, une répétition ou simplement une question qui vous accompagne depuis longtemps.

Vous n’avez pas besoin d’avoir une relation catastrophique avec votre mère pour vous interroger sur ce lien. Vous pouvez l’aimer profondément et sentir qu’il reste quelque chose à comprendre. Vous pouvez être éloignée d’elle. Vous pouvez ne plus lui parler. Elle peut ne plus être là. Vous pouvez aussi ne l’avoir jamais connue.

Le lien à la mère ne se résume pas à la relation que vous entretenez aujourd’hui avec elle. Il touche à votre histoire, à votre construction et à la femme que vous êtes devenue.

C’est justement autour de cette connexion si particulière que je vous proposerai de nous retrouver le 4 octobre, lors de mon stage consacré à la relation mère-fille et à la lignée féminine.

Je ne vous proposerai pas de chercher une coupable. Je ne vous demanderai pas davantage de décider qui a eu raison ou qui a eu tort. Je vous inviterai à porter un autre regard sur votre histoire et sur ce qui continue peut-être à se jouer aujourd’hui dans votre vie.

À travers les différentes dimensions qui composent mon approche : le corps, le mental, les émotions, l’énergétique et le transgénérationnel. Parce que vous avez peut-être déjà beaucoup compris. Et qu’à un moment de votre chemin, une autre question peut apparaître :

Qu’est-ce que je souhaite maintenant faire de cette histoire pour être plus libre de vivre la mienne ?

Najat Salbi Coach-Thérapeute Holistique au féminin

Libertévies News

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